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La CDPQ et Vertical Bridge, une relation de confiance qui accélère la croissance

Perspectives , Infrastructures Montréal,
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Depuis l’acquisition d’une participation de 30 % dans l’entreprise américaine Vertical Bridge en avril 2019, la CDPQ a appuyé les ambitions de croissance de ce leader du secteur des infrastructures sans fil. Un choix stratégique dont ont bénéficié des millions d’Américains travaillant à domicile au cours de la dernière année.

L’importance des télécommunications – et leur rôle essentiel pour les collectivités – est d’ailleurs ce qui a poussé l’équipe Infrastructures de la CDPQ à se tourner vers ce secteur, avec un premier investissement il y a deux ans dans Vertical Bridge. 

Eve Bernèche
Eve Bernèche

« À l’époque, les télécommunications — et plus précisément les tours de transmission — nous intéressaient, car nous avions l’ambition de diversifier encore davantage notre portefeuille », se rappelle Eve Bernèche, directrice principale, Infrastructures à la CDPQ. « On voulait saisir la bonne occasion. Quand celle d’investir dans Vertical Bridge s’est présentée, il s’agissait pour nous de la situation parfaite. Ce n’est pas tous les jours que l’on peut investir dans le plus important opérateur privé de tours de transmission aux États-Unis, une entreprise de qualité, bien gérée, respectée dans le marché, notamment par les grands opérateurs de télécoms américains comme AT&T, T-Mobile, Verizon et Dish. Et on savait qu’on s’entendrait bien avec l’équipe de gestion en place, car on avait bâti au fil des années une relation de collaboration avec Digital Bridge (devenue depuis Digital Colony), l’actionnaire fondateur de Vertical Bridge. »

Fondée en 2014 et établie à Boca Raton, en Floride, Vertical Bridge est le plus grand propriétaire et exploitant privé d’infrastructures et d’emplacements de communications aux États-Unis, un secteur dominé par trois géants cotés en Bourse. À ce jour, la société possède, exploite et loue plus de 307 000 tours, toits, panneaux d’affichage et autres accessoires de services publics permettant le déploiement de réseaux sans fil répartis dans l’ensemble des 50 États américains.

En 2020 uniquement, l’entreprise a ajouté plus de 1000 tours à son portefeuille propriétaire. 

Alex Gellman
Alex Gellman

« On a eu trois fois plus de fusions et d’acquisitions qu’à l’habitude, et c’est largement parce que la CDPQ était là pour faire en sorte que nous ayons les capitaux disponibles pour assurer notre croissance, en plus de pouvoir compter sur son expertise », révèle Alex Gellman, président, chef de la direction et cofondateur de Vertical Bridge.

Parmi ces nouvelles infrastructures, on recense des tours de diffusion réparties dans 33 États américains acquises de Cumulus Media (NASDAQ : CMLS) en octobre 2020. À titre de détenteur d’un portefeuille imposant de tours d’iHeart Media, le plus important radiodiffuseur aux États-Unis, Vertical Bridge se trouvait dans une position privilégiée pour consolider ce marché.

Quelques semaines plus tard, Vertical Bridge procédait à une autre transaction majeure avec le concours de la CDPQ, en fusionnant avec Eco-Site, un constructeur de premier plan du secteur de la communication sans fil. La combinaison des activités des deux entreprises a ainsi permis d’accroître le nombre d’emplacements détenus par Vertical Bridge de plus de 20 000 sites. De construction récente, les emplacements d’Eco-Site sont composés de tours à large bande de haute qualité. « L’entité fusionnée est maintenant très bien positionnée pour continuer à capitaliser sur les opportunités de croissance sur mesure (build-to-suit), un segment très attrayant du marché », soutient M. Gellman.

Les clés du succès

Le fait d’avoir la CDPQ comme actionnaire de référence nous a donné l’envergure et le capital permanent dont nous avions besoin pour agir vite et être flexibles lorsque des occasions se présentent.

« 2020 a été pour nous une année record, notre portefeuille s’est enrichi de milliers de sites. Une grande partie de ces accomplissements a été facilitée par la présence du capital patient de la CDPQ. Le fait d’avoir la CDPQ comme actionnaire de référence nous a donné l’envergure et le capital permanent dont nous avions besoin pour agir vite et être flexibles lorsque des occasions se présentent, et être perçus comme un partenaire de première qualité par les entreprises que nous projetons d’acheter », ajoute M. Gellman.

En décembre dernier, Eve Bernèche a été nommée au conseil d’administration de Vertical Bridge, aux côtés de Renaud Faucher, premier directeur, Infrastructures à la CDPQ, qui y siège depuis 2019. 

Pour Olivier Renault, vice-président, Infrastructures, Amérique du Nord, la culture de l’entreprise est également l’un des facteurs de réussite de ce partenariat. « Les gens de Vertical Bridge sont de grands professionnels, avec des valeurs environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) alignées avec les nôtres. Leur approche est axée sur le contact humain. Lorsque vient le temps de bâtir une relation de confiance avec une entreprise en portefeuille, le partage d’information et le dialogue constructif peuvent faire toute la différence. » 

« C’est un beau succès pour nos déposants et on est fiers de ce qui a été accompli jusqu’à présent », renchérit Emmanuel Jaclot, premier vice-président et chef des Infrastructures de la CDPQ. « Cela démontre que la stratégie de diversification de notre portefeuille est bénéfique et que nous générons une grande valeur ajoutée à titre d’investisseur responsable, prêt à investir et à réinvestir pour soutenir la croissance de nos entreprises. » 

Chose certaine, l’équipe de Vertical Bridge n’a pas l’intention de se reposer sur ses lauriers après cette année riche en succès. Elle travaille actuellement sur d’autres projets de fusions et d’acquisitions, tout en poursuivant sa croissance organique. « On a l’intention d’être là pour les appuyer », conclut M. Jaclot. 

Pionnier de la carboneutralité

Au chapitre environnemental, Bernard Borghei, premier vice-président aux opérations et cofondateur de Vertical Bridge, explique que l’entreprise est devenue le premier opérateur de tours certifié carboneutre au monde en juin 2020, conformément au protocole CarbonNeutral, le principal cadre mondial pour la neutralité carbone.

Pour cela, l’entreprise a entrepris une évaluation rigoureuse de son empreinte carbone, y compris l’énergie consommée par les bureaux, l’exploitation et la construction de tours, et les déplacements. Elle soutient également quatre projets environnementaux en Amérique du Nord pour compenser les émissions de carbone qui ne peuvent être éliminées, dont un en Colombie Britannique. 

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