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La simplicité et l’agilité : des alliés de croissance pour Biogroup

Perspectives Montréal,
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C’est en 2018 que la CDPQ s’est associée à Biogroup, une entreprise qui opère un vaste réseau de laboratoires d’analyses médicales en France. Fondée en 1998 par le Dr Stéphane Eimer, elle est devenue un leader de son secteur grâce à la vision entrepreneuriale de son dirigeant, à des acquisitions stratégiques et au choix de son partenaire de croissance. Et malgré la pandémie, la société française a réussi à faire face aux défis tout en poursuivant son expansion à l’étranger. 

Avec environ le quart du marché de la biologie médicale privée en France, en Belgique et au Luxembourg, 1 700 sites de prélèvements et de production et au-delà de 11 000 employés, Biogroup est un acteur incontournable des laboratoires d’analyses médicales. Ayant d’abord amorcé son positionnement par une forte présence dans les agglomérations du Grand Est et la région parisienne, la société couvre désormais l’ensemble de la France. 

Stéphane Eimer
Stéphane Eimer

C’est en effet à vive allure que Stéphane Eimer a développé son entreprise, et ce, dès sa fondation, en intensifiant les acquisitions, les choisissant toujours de façon cohérente à sa stratégie. « J’ai créé mon premier laboratoire en 1998 en Alsace, et dans la même année, j’en ai acheté un autre puis un deuxième l’année suivante », raconte le biologiste de formation. Ce n’était là que le début de l’essor de Biogroup. Il faut dire qu’il y avait alors un besoin de consolidation dans le marché de la biologie médicale privée, caractérisé par la présence de nombreux acteurs locaux et régionaux. Au fil des ans, l’entreprise a étendu son territoire pour ainsi devenir le numéro un français des analyses médicales de routine. 

Une association fructueuse avec la CDPQ

Benoît Raillard
Benoît Raillard

En 2018, le dirigeant-fondateur s’est mis à la recherche d’un partenaire en mesure de l’accompagner à long terme, financièrement mais aussi par son expertise et ses réseaux, dans son expansion internationale. Il l’a trouvé en la CDPQ, qui a appuyé le groupe dans sa croissance, notamment en Belgique où Biogroup est aujourd’hui reconnue comme un leader à la suite de l’acquisition l’an dernier de CMA-Medina, soit la plus grande de son histoire. « Nous avons particulièrement aimé l’approche de Stéphane pour mener son programme de consolidation du marché, qui est de s’unir avec des biologistes qu’il connaît bien, qui ont une vision et des projets communs. Il y a alors une volonté pour les nouveaux associés de travailler ensemble. Et c’est essentiel pour la réussite de l’association, et donc de Biogroup », explique Benoît Raillard, partenaire opérationnel à la CDPQ.

Pour cet expert en matière d’efficacité opérationnelle et membre de l’équipe dédiée au suivi des sociétés en portefeuille en placements privés à la CDPQ, un autre élément de la recette du succès de Stéphane Eimer est la pratique de la simplicité dans le fonctionnement de son entreprise : « Il fait en sorte de ne jamais construire une complexité inutile, ce qui lui permet d’agir et d’aller vite. En tant que partenaire, nous devons l’appuyer dans cette recherche d’agilité et de fluidité pour bien jouer notre rôle. Nous nous parlons donc le plus régulièrement possible de manière à s’assurer que l’on est toujours aligné. »

Accélérer le rythme en pleine COVID‑19

Cette aptitude de Stéphane Eimer à réagir rapidement s’est particulièrement manifestée aux premiers jours de la pandémie de coronavirus. Alors que la France, comme d’autres pays, se met sur pause, Biogroup passe à l’action et décide d’investir massivement pour obtenir l’équipement nécessaire et construire le plus rapidement possible sa capacité d’analyses de tests. Avant même que les autorités sanitaires ne commencent à dépister, Biogroup est en mesure de proposer les tests RT-PCR, qui fournissent les résultats les plus fiables. 

« Depuis la pandémie, c’est une aventure médicale, scientifique et humaine que l’on vit avec Biogroup. »

« Depuis la pandémie, c’est une aventure médicale, scientifique et humaine que l’on vit avec Biogroup. L’entreprise a joué un rôle important dans le dépistage du virus, dès le début de la crise. La décision d’investir de façon significative, alors que le monde était en état de sidération, s’est prise rapidement, en quelques jours », raconte Benoît Raillard. « Pendant ce temps-là, Stéphane a identifié le matériel, et a fait en sorte qu’il soit distribué et installé dans l’ensemble des laboratoires du groupe. L’exécution opérationnelle a été menée de main de maître, et cela a fait toute la différence. Biogroup a alors été prête très tôt, et pouvait répondre à la demande dès la sortie du premier confinement. »

L’année 2020 a également marqué l’expansion à l’étranger de Biogroup, avec l’intégration du numéro un belge CMA-Medina, qui a été suivie par le démarrage des activités de dépistage de la COVID‑19 à Londres, au Royaume-Uni. Et puis, en juillet dernier, le groupe a investi dans Les Laboratoires Réunis Luxembourg, représentant l’ajout d’une soixantaine de sites au réseau de Biogroup. « Afin de garantir le succès des intégrations, nous avons choisi des marchés aux dynamiques, aux valeurs et engagements identiques aux nôtres : une biologie de qualité et de proximité », affirme Stéphane Eimer. 

Un grand groupe à l’esprit entrepreneurial

Malgré cette croissance sur plusieurs fronts, le dirigeant et ses équipes sont restés maîtres de la situation. « Biogroup a fait preuve de l’agilité d’une petite entreprise alors qu’elle est un acteur majeur de son industrie », souligne Benoît Raillard. « Il faut dire que Stéphane aime les lignes de commandes courtes. C’est la personne la plus proche du problème qui traite le problème. Si l’entreprise performe, c’est qu’il y a des collaborateurs alignés, responsables et intéressés au succès de Biogroup. »

« Nous avons créé tous ensemble un cadre qui fonctionne bien. Le côté humain est très important. »

C’est aussi une société qui, tout en évoluant, a conservé son esprit entrepreneurial. Les associés qui rejoignent Biogroup sont des entrepreneurs qui rejoignent un autre entrepreneur en ayant envie de faire grandir l’entreprise avec lui. « Nous avons la chance d’avoir un vivier de gens motivés qui ont le désir d’avancer », explique Stéphane Eimer. « Nous avons créé tous ensemble un cadre qui fonctionne bien. Le côté humain est très important. De l’associé au technicien, il faut que chacun des employés se sente responsabilisé, bien dans son rôle et qu’il ait la possibilité d’avancer. Alors, les gens travaillent deux fois mieux. »

D’autres acquisitions sont aussi dans les plans de Biogroup, qui vient d’ailleurs de faire son entrée en Espagne et au Portugal, avec l’ajout de deux sociétés spécialisées en biologie et imagerie médicale, et en anatomopathologie à son réseau. « Nous souhaitons également développer la biologie préventive en France et dans les pays où nous sommes présents. Ce besoin s’est révélé avec la pandémie », confie Stéphane Eimer.

Le dirigeant vise de plus à mettre davantage en avant la responsabilité sociale de son groupe. « Prendre soin de la santé de la population, c’est notre métier, mais il faut aussi prendre soin de notre milieu de vie, de la nature qui nous entoure », ajoute‑t‑il. « J’en suis personnellement très convaincu. Il faut qu’on arrive à concilier la croissance avec un environnement plus durable. »

Dans cette transition plus verte, et avec à ses côtés la CDPQ, qui vise à réduire l’intensité carbone de 60 % de l’ensemble de son portefeuille d’ici 2030 et atteindre un portefeuille net‑zéro d’ici 2050, les priorités des deux partenaires sont encore une fois bien alignées.

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