Communiqué Indice entrepreneurial québécois 2017

Lancement de l’Indice entrepreneurial québécois 2017

Entrepreneuriat, Finance Montréal,
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Femmes entrepreneures : des données encourageantes du côté des jeunes et des nouvelles propriétaires d’entreprise

Principaux constats

  • Tendance confirmée du taux d’intention d’entreprendre très fort chez les jeunes Québécois.
  • Depuis 2009, le ratio des femmes passant des intentions d’entreprendre aux démarches est supérieur à celui des hommes.
  • Les femmes propriétaires d’entreprises présentes à l’échelle internationale :
    • Affichent des attitudes entrepreneuriales et ambitions de croissance et d’innovation égales ou supérieures aux hommes;
    • S’investissent considérablement plus que les hommes du même profil dans les activités courantes de leur entreprise.
  • Provenir d’une famille en affaires représente un contexte encore plus propice à entreprendre pour les femmes que pour les hommes.

Le Réseau M de la Fondation de l’entrepreneurship (www.reseaum.com) lance l’Indice entrepreneurial québécois 2017. En plus d’évaluer les grands indicateurs de la chaîne entrepreneuriale, le rapport de cette année dresse l’un des plus grands portraits jamais réalisés sur l’entrepreneuriat féminin au Québec. L’Indice 2017 est présenté par la Caisse de dépôt et placement du Québec, et réalisé en partenariat avec l’Institut d’entrepreneuriat Banque Nationale │ HEC Montréal (IEBN) et Léger. Le rapport est lancé officiellement aujourd’hui, à Montréal, dans le cadre du Rendez-vous Réseau M 2017, auquel participent plusieurs centaines de dirigeants d’affaires et d’acteurs du milieu de l’entrepreneuriat.

Des intentions aux démarches : un ratio plus grand pour les femmes

L’Indice 2017 nous indique que chez les hommes et les femmes de tous les groupes d’âge, le taux d’intention d’entreprendre a triplé depuis 2009. En dépit du fait qu’elles soient moins nombreuses que les hommes dans la chaîne entrepreneuriale (en nombre absolu), les femmes passent davantage des intentions aux démarches (4,2 fois, contre 2,9 fois plus pour les hommes).

Nouvelles encourageantes chez les jeunes et nouvelles propriétaires

Depuis 2009, les taux de propriétaires d’entreprises sont stables. Les taux observés en 2017 pour les femmes (5,3 %) et pour les hommes (8,6 %) affichent un ratio très similaire à celui enregistré depuis les débuts de l’Indice. Les femmes représentent en fait 39,8 % de l’ensemble des propriétaires d’entreprises en 2017. Cependant, du côté des jeunes entrepreneurs, le taux de jeunes femmes propriétaires augmente à 42,8 %. Le taux de nouvelles entrepreneures (dont l’entreprise est en activité depuis moins d’un an) est encore plus élevé, et s’établit à 51,4 % sur l’ensemble des nouveaux propriétaires. Sans pouvoir confirmer un renversement des tendances à ce stade, ces nouvelles sont porteuses d’espoir.

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« Les intentions de se lancer en affaires demeurent élevées, témoignant des efforts de valorisation du métier d’entrepreneur réalisés à ce jour. Il faut maintenant encourager davantage de femmes à se lancer en affaires et mettre en valeur celles qui le font déjà, afin d’en faire des modèles inspirants pour la jeune génération. Les résultats de l’Indice 2017 laissent présager un momentum favorable pour les jeunes femmes, alors que l’on constate que le taux de propriétaires de nouvelles entreprises est équivalant entre les femmes et les hommes », affirme Michèle Boisvert, première vice-présidente, Rayonnement des affaires à la Caisse de dépôt et placement du Québec.

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Des femmes Chefs de file en action

L’Indice 2016 révélait l’existence de quatre grands profils chez les propriétaires d’entreprises : l’Individualiste, le Prudent, l’Enraciné et le Chef de file. Les deux grands axes déterminants de ces profils étant le fait d’avoir ou non des employés, et d’être actif ou non à l’international. Cette analyse pointue des propriétaires a permis de tracer un portrait beaucoup plus détaillé des femmes propriétaires en 2017. En effet, on constate que les modèles d’affaires, les ambitions et les besoins (financement et accompagnement) des femmes sont fortement teintés par le fait qu’elles soient presque majoritaires dans le profil Individualiste (48,1 %), caractérisé par le travail autonome.

Les femmes Chefs de file dont les entreprises ont des employés et sont actives à l’international (près d’une entrepreneure sur dix) affichent une dynamique bien particulière. Elles ont des ambitions et des aptitudes entrepreneuriales en général égales ou supérieures à celles des hommes du même profil, et nettement supérieures à la moyenne parmi tous les propriétaires. Parmi les indicateurs : la volonté de faire croître leur entreprise dans la prochaine année (H = 58,9 %, F = 59,2 %, moyenne des propriétaires = 45,0 %), la volonté d’innover dans la prochaine année (H = 87,0 %, F = 85,2 %, moyenne = 50,5 %), et la volonté de réinvestir leurs surplus budgétaires pour améliorer l’entreprise (H = 57,3 %, F = 71,5 %, moyenne = 55,5 %).

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« L’entrepreneuriat féminin est tout sauf monolithique, et l’Indice 2017 nous a permis d’établir que si les femmes ne sont peut-être pas encore assez présentes en « quantité » dans la chaîne entrepreneuriale, elles représentent des entrepreneures de qualité ayant l’étoffe pour bâtir des entreprises nécessaires à la prospérité du Québec », indique Rina Marchand, directrice principale, Contenus et innovation à la Fondation de l’entrepreneurship.

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Les besoins financiers des femmes Chefs de file diffèrent également beaucoup de celles du profil Individualiste. Les femmes Chefs de file ont eu des investissements initiaux de 100 000 $ et plus dans une proportion de 22,6 %, comparativement à 18,3 % chez les hommes du même profil. Les investissements requis pour intensifier les affaires se ressemblent également (F = 20,9 % contre H = 26,7 %). Cependant, la source de financement diffère beaucoup. En effet, l’apport financier de la famille et des proches est la source de financement la plus importante chez les femmes de ce profil (F = 22,5 % contre H = 9,9 %).

Ensuite, les femmes Chefs de file s’investissent significativement plus que les hommes du même profil dans les activités principales de leur entreprise. En effet, le temps moyen accordé à ces activités est supérieur de 20 % chez les femmes (59,8 heures/sem. contre 50 heures pour les hommes), et ce, même si elles passent en moyenne 2 heures de plus par semaine pour s’occuper de la famille. Les femmes se disent d’ailleurs plus stressées par le fait d’être entrepreneures que les hommes.

Provenir d’une famille en affaires : un contexte propice à l’entrepreneuriat

Le fait de provenir d’une famille en affaires augmente considérablement les chances pour les femmes de devenir entrepreneures (2,9 fois chez les femmes contre 1,6 fois chez les hommes). D’ailleurs, au Québec, près de 1 propriétaire sur 2 vient d’une famille en affaires.

Ce contexte familial augmente même de 83 % la probabilité pour une femme d’avoir une entreprise avec un employé et plus. Cependant, la famille n’est pas l’unique déclencheur pour se lancer en affaires, car faire des études universitaires augmente de 29 % le taux d’intention d’entreprendre chez les jeunes, autant chez les femmes que chez les hommes. Enfin, signe que l’entrepreneuriat devient un véritable mode de vie, près de la moitié des personnes (45,8 %) qui ont l’intention d’entreprendre veulent le faire avec leur conjoint, une tendance qu’on observe encore plus chez les femmes (54,8 %) que chez les hommes (38,4 %).

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« Venir d’une famille en affaires influence clairement la volonté de se lancer en affaires des femmes, mais nous savons que ce n’est pas ce seul ‘‘héritage’’ qui compte. L’accompagnement est un outil primordial, tout comme les études universitaires, qui jouent un rôle dans les intentions d’entreprendre et qui facilitent l’accessibilité des femmes à l’entrepreneuriat », ajoute Luis Cisneros, directeur de l’Institut d’entrepreneuriat Banque Nationale | HEC Montréal.

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Entreprendre au féminin : des jalons restent à franchir

Bien que les femmes Chefs de file égalent, voire surpassent les hommes du même profil en matière d’aptitudes, d’ambitions et d’efforts fournis, l’Indice 2017 nous indique que des efforts doivent encore être faits en matière de sensibilisation à l’entrepreneuriat auprès des jeunes femmes – et ce, dès leur plus jeune âge – afin que celles-ci soient présentes en plus grand nombre dans la chaîne entrepreneuriale. La présence et la promotion à grande échelle de modèles de femmes entrepreneures représentent d’autres pistes importantes à considérer.

Stabilité des grands indicateurs de la chaîne

Les grands indicateurs de la chaîne entrepreneuriale affichent une stabilité par rapport à 2016.

  • Intentions : 21,0 % (contre 21,0 % en 2016)
  • Démarches : 9,4 % (contre 9,8 %)
  • Propriétaires : 6,9 % (contre 7,5 %)
  • Fermetures : 11,3 % (contre 12,6 %)

Le taux d’intention d’entreprendre chez les jeunes de 18 à 34 ans se situe à 40,9 % (contre 42,2 %). D’ailleurs, depuis 2009, les taux d’intention de ce groupe d’âge ont plus que triplé. La grande volonté d’entreprendre chez les jeunes Québécois est une tendance qui se confirme année après année dans l’Indice.

Méthodologie

Pour réaliser l’Indice 2017, un nombre record de 17 530 répondants a permis d’établir les quatre grands indicateurs de la chaîne. Ce sont ensuite 3 650 personnes qui ont répondu à une partie ou l’autre du questionnaire. De plus, 35 femmes propriétaires d’entreprise (fondatrices et repreneures) ont été interviewées. Elles proviennent de 11 régions du Québec, ont de 25 à 70 ans, possèdent des entreprises allant jusqu’à 5 000 employés, et œuvrent dans des secteurs variés. Pour télécharger gratuitement le rapport et consulter la méthodologie complète, consultez le lien suivant : www.reseaum.com/indice2017.

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À PROPOS DU RÉSEAU M DE LA FONDATION DE L’ENTREPRENEURSHIP

Le Réseau M est une communauté d’intérêts, mise en place et animée par la Fondation de l’entrepreneurship, et mobilisée pour déployer le service de mentorat pour entrepreneurs au Québec et au sein de la francophonie, qui publie également l’Indice entrepreneurial québécois. Le Réseau M a pour objectif d’offrir à tous les entrepreneurs qui le désirent un service d’accompagnement de haut calibre par des gens d’affaires d’expérience, et ainsi leur donner toutes les chances de cheminer vers le succès et la croissance. Il poursuit le but d’accélérer leur développement afin d’accroître le taux de survie et de favoriser la croissance de leur entreprise, de la création jusqu’à la transmission à un repreneur. Au Québec, le Réseau M compte sur l’appui majeur du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation (MESI), ainsi que sur l’appui gouvernemental de Développement économique Canada et du Secrétariat à la jeunesse. Le Réseau M compte aussi sur ses grands bâtisseurs pour mener à bien sa mission, soit la Banque Nationale, la Caisse de dépôt et placement du Québec, Cascades et Québecor, ainsi que sur les partenaires suivants : Banque Royale du Canada, Cogeco, DELTA | KLM | AIR FRANCE | ALITALIA, Desjardins Entreprises, Fonds de solidarité FTQ, Hydro-Québec, Investissement Québec, Léger, La Capitale, Assurances générales, TACT Intelligence-conseil et Tink. Suivez-nous : www.reseaum.com #ReseauM

À PROPOS DE LA CAISSE DE DÉPÔT ET PLACEMENT DU QUÉBEC

La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) est un investisseur institutionnel de long terme qui gère des fonds provenant principalement de régimes de retraite et d’assurances publics et parapublics. Son actif net s’élève à 286,5 G $ CAD au 30 juin 2017. Un des plus importants gestionnaires de fonds institutionnels au Canada, la Caisse investit dans les grands marchés financiers, ainsi qu’en placements privés, en infrastructures, en immobilier et en crédit privé à l’échelle mondiale. Pour obtenir plus de renseignements sur la Caisse, visitez le site cdpq.com, suivez-nous sur Twitter @LaCDPQ ou consultez nos pages Facebook ou LinkedIn.

À PROPOS DE L’INSTITUT D’ENTREPRENEURIAT BANQUE NATIONALE | HEC MONTRÉAL

La mission de l’Institut d’entrepreneuriat Banque Nationale HEC Montréal est de favoriser et de soutenir la création et la reprise d’entreprises. L’Institut appuie le développement d’entrepreneurs innovants par des activités pédagogiques et de formation, par la création et la diffusion de recherches de pointe, ainsi que par l’accompagnement et le réseautage. L’institut offre notamment des activités dans le but d’identifier, d’évaluer et de mettre en lumière les enjeux auxquels sont confrontés les créateurs d’entreprises et les propriétaires de PME du Québec. Ses activités reposent sur quatre piliers : (1) Un observatoire de la dynamique entrepreneuriale québécoise et des bonnes pratiques; (2) Un accélérateur d’entreprises; (3) Un centre de transfert des connaissances et des formations sur mesure; (4) Un espace de réseautage et de grande diffusion. Pour plus de renseignements sur l’Institut, visitez notre site iebn.hec.ca ou suivez-nous sur Facebook, LinkedIn ou Twitter.

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Pour plus d’information

  • Rina Marchand
    Directrice principale, Contenus et innovation
    Réseau M de la Fondation de l’entrepreneurship
    514 873-3262, poste 226
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